Quand meurent les légendes

Actualité du 11/07/2021

Au début on a un peu peur, lorsque l’on découvre ce qui se cache derrière la formule : un homme, un gobelet, un tabouret. Le premier doit déposer son sperme dans le second placé sur le troisième. L’on redoute les variations égrillardes et il est vrai que cette Métamorphose des cigognes s’amorce plutôt dans la plaisanterie. En fait le monsieur prend son temps. Dans ce lieu, dans ces circonstances ça ne vient pas. Il hésite, cherche un moyen. Il y met du sien, mais au forceps dans ces cas là…..

Dans la panique, se dégage pourtant une envie farouche : être papa, avoir un enfant, l’élever avec celle qu’il aime et qui attend, «préparée», dans le bloc d’à côté. Ça bouillonne dans la tête du bonhomme où se bousculent souvenirs pubères, divagations anxieuses et réflexions prophylactiques, Comme le quidam est cinéphile, Le Parrain, Léonardo DiCaprio, Tom Cruise réalisent quelques apparitions. Et l’odyssée des spermatozoïdes façon Seigneur des anneaux est proprement irrésistible.

Auteur-acteur, Marc Annaud la joue souple, efficace. Dans le geste, le regard, l’intonation c’est simple et ça sonne juste. A l’arrivée cette Métamorphose des cigognes donne naissance à une déclaration d’amour, un chant d’espoir jalonnés de cocasserie, mâtinés de pantomime, achevés par des étincelles.

Du 7 au 26 juillet, 13h50, Théâtre du train bleu. Relâche le 13 et le 20.

 

 

 

 

 

 

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