Parfois trop d’amour

Actualité du 29/03/2026

 

Discret, attentif, travailleur, Mehdi (Driss Ramdi) épaule son père sur ses chantiers aux quatre coins de Tanger. Il partage des sentiment avec Selma (Nadia Kounda). L’idylle est perturbée par l’apparition de Marie (Sara Giraudeau).

Un dilemme se noue alors entre la pâtissière prudente et la bourgeoise passionnée. Outre le plaisir des sens, le fils de maçon glisse un pied dans une grande bourgeoisie qui lui entr’ouvre un avenir à priori inaccessible.

Je me nourris autant de la littérature russe que des tragédies grecques.

Les inclinations de Meryem Benm’Barek imprègnent Derrière les palmiers, second film axé sur un jeune homme qui, sur les brisées d’un personnage échappé d’un roman de Dostoïevski (1821-1881), s’enferre dans de mauvais choix.

A l’incertitude sentimentale se greffe une réflexion sur la permanence des réminiscences coloniales, toujours prégnantes dans le Maroc d’aujourd’hui. Vers son dernier tiers, le récit se tend vers le thriller et débusque le rigorisme endémique, dissimulé sous la douceur de vivre à Tanger.

Carole Bouquet et Olivier Rabourdin complètent la distribution de ce récit d’apprentissage aigu et raffiné.

Plus de détails en compagnie de Meryem Benm’Barek pour laquelle le sentiment amoureux demeure éminemment politique.

 

Entretien réalisé durant les Rencontres du Sud Avignon.

Derrière les palmiers dans les cinémas à partir du 1er avril.

Photographies : Pyramide Distribution.

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