Prisonniers de l’agonie

 

Laure est malade. Gravement malade. En phase terminale Laure est accompagnée par ses deux frères et sa sœur.

L’hors-présence / Leur présence. La pièce écrite et mise en scène par Tiphaine Raffier décrit une fratrie prisonnière de l’agonie.

A travers la vaste baie vitrée qui traverse le plateau, le spectateur observe cette claustration.

Hors-présence / Hors-jeu / Hors-champ / Hors-la-loi. L’examen chapitré englobe le dilemme de la douleur dans ses multiples dimensions. En finir avec les souffrances de Laure ? Ou pour ne plus souffrir de voir Laure souffrir ?

La mort c’est mal.

Tel le maçon qui tombe les cloisons ou la voisine aux oreilles indiscrètes, la partition confronte questionnements intimes et recherches documentées. Se dessine alors, un captivant périple au sein de la fin de vie, un sujet que l’on persiste, aujourd'hui plus que jamais, à glisser sous le tapis.

A la fin s’entreprend un grand déménagement, On débarrasse, on déconnecte. Pourtant au bout du vide perce la lumière et se poursuit la vie.

Rencontre avec Tiphaine Raffier qui rompt avec la malédiction d'Avignon, cinq après La Réponse des hommes,  création programmée pour le Festival 2020, finalement annulé pour cause de covid 19

L’hors-présence : 10H, La FabricA. Jusqu’au 10 juillet.

Photographies : Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon.

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