Afin d’asseoir sa puissance et accroître ses capacités psychiques, Paul, président d’un grand groupe pétrochimique, soumet son cerveau à d’éminents chirurgiens. Une fois augmenté, le nabab se terre dans un vaste blockhaus.
A l’intérieur du fortin, Paul rejoint sa mère 'Monica Budde) qui parle mais que l’on ne voit pas, sa fille (Janice Bieleu) qui est là mais qui ne parle plus. Quant’à son fils, répudié, il demeurera invisible.
Pour leur première venue à Avignon, Marion Siefert et Mathieu Bareyre signent une proposition d’anticipation qui manipule et distord les stéréotypes du drame familial.
Le vaste plateau de la FabricA, devient l’univers mental d’un ultra puissant. L’espace intime d’un homme qui possède tout et qui sonne creux.
Bunker s'assimile à une dystopie en rouge et noir, activée par le charisme énergique de Charles-Henri Wolff. Le comédien emporte cette fable sur l’effacement du langage face aux lubies oligarchiques.
Un huis clos, cerné par des sorties de secours où se croisent l’accomplissement millénaire des arts martiaux et la légende des Trois petits cochons, mise en image (et musique) par Walt Disney (1901-1966).
Rencontre avec Marion Siefert autour sa collaboration avec Mathieu Bareyre, le mélange des genres et son approche de l’anticipation.
Bunker : 11H, La FabricA. Jusqu’au 25 juillet.
Réservations : https://festival-avignon.com/?cat=1001
Photographies : Christophe Raynaud de Lage / Festival d’Avignon.