Le drapeau du pays se compose d’une croix blanche sur un fond rouge. Pourtant il se s’agit pas de la Suisse mais du Danemark.
Pourquoi les danois sont-ils de plus en plus heureux alors que les français se morfondent dans la morosité ?
Qu’on en juge : selon le dernier classement (2025) du World Happiness Report, le Danemark caracole à la seconde place (derrière la Finlande) et la France s’enfonce au 33ème rang (entre Singapour et l’Arabie Saoudite).
Fort de ce constat, Superamas se penche sur la question. Précisons que l’étude est facilitée par le fait que, depuis 15 ans, l’un des membres du collectif partage sa vie avec une danoise.
Les résultats de l’étude sont détaillés lors d’un enseignement en rouge en blanc. L’exposé s’appuie sur des études historiques, des donnés statistiques et des expériences de terrain.
Dans le sillage de L’art d’avoir toujours raison (Logan de Carvalho-Sébastien Valignat) ou du Problème Lapin (Frédéric Ferrer), Danemark relève d’une conférence gesticulée qui malaxe détachement ironique et propos documentés.
A force d’interviews, de graphiques et de citations, le locuteur analyse les pierres angulaires d'une société danoise, fondée sur les droits individuels modérés par les devoirs de l’intérêt collectif, un état puissant et providentiel, un ascenseur social en ordre de marche, un taux d’imposition fort et équitable dans sa redistribution.
L’ensemble est savant et limpide, enlevé et distancié. Ainsi, au terme de cette démocratie mode d’emploi, l’on se surprend à se demander si le Danemark ne serait pas, tout simplement, une France qui marche.
Danemark : 11H40, 11 Théâtre.
Photographies : Superamas