Qu’est-ce qui fait danser les danseurs ?

Mais qu’est-ce qui fait danser les danseurs ? La question nourrit les échanges de cols blancs confrontés à une pandémie inédite.

La peste dansante génère des briefings en série. Plus le mal se propage, plus les débats se distendent. De ces tempêtes de cerveau, émergent des résolutions révélatrices d’une confusion profonde et d’une inquiétude exponentielle.

Il y a du covid et du zombie dans l’ADN de Danser / Conjurer le sort. Théo Bianconi place la pandémie du printemps 2020 à l’épreuve de la saga des morts-vivants (6 titres de 1968 à 2009) entreprise par le cinéaste George A. Romero (1940-2017)

A l’instar des films, l‘expansion des gigoteurs génère des arrêtés qui dérivent des mesures prophylactiques vers de radicales préconisations.

Servi par cinq interprètes, le conte choral progresse au gré de réunions où la panique découle de l'ignorance, augmentée d’une arrogante incompétence.

En dépit des parenthèses dansées et chantées qui gagneraient à être raccourcies, le suspense dystopique mène bon train et se clôt sur un appel au peuple. Ce référendum d’initiative théâtrale boucle un processus décisionnel où il se vérifie que, en dépit des désastres inouïs qui jalonnent l’Histoire récente et les siècles passés, les voies vers les solutions finales sont loin d’être abandonnées.

On se pose et on réfléchit, Danser / Conjurer le sort trace vers cette inclination. On suit.

Danser / Conjurer le sort : 12H, Théâtre du Tremplin.

Photographies : La Ménagerie de l'improbable.

Retour à la liste des articles