Un haltérophile en pleine élévation ; dessinée sur l’affiche 2026, l’image reflète l’effort et l’abnégation indissociables de C’est pas du luxe.
73 propositions artistiques, 600 artistes amateurs et professionnels répartis sur 30 lieux du centre ville et des quartiers ouest d’Avignon, participent à la huitième édition de la biennale imaginée en 2012 par la Fondation pour le Logement des Défavorisés (ex Fondation Abbé Pierre), Le Village-résidence sociale et la Garance-Scène nationale de Cavaillon.
Produire de la culture ensemble., demeure le trait d’union des propositions, fédérant des artistes professionnels et des personnes en grande précarité.
Les fruits de ces compagnonnages seront joués, projetés ou exposés au gré d’un circuit 2026 balisé par quatre évènements.
Haut lieu du festival, l’Église des Célestins portera les Empreinte(s) de l’invisible, accrochage multimédia supervisé par la scénographe-vidéaste Bissane El Charif, autour des liens qui se tissent dans les lieux de vie.
Fidèle à son concept collaboratif, La Collection Lambert présente les travaux réalisés par le collectif citoyen réuni autour des résidents des Pensions de famille, les travailleurs sociaux et l’équipe de la Collection.
Supervisé par la dramaturge Émilie Rousset, à l’origine d’Affaires familiales créé l’an dernier au Festival d’Avignon, elle-même accompagnée par l’écrivaine Sarah Maeght et la réalisatrice Louise Hemon (L’Engloutie 2025), Écho et Zéphyr examine la notion d’appartenance, de groupe et de Famille(s), par l’intermédiaire de deux installations à base de textes, vidéos et machines à vent.
La mise en place du dispositif sera prolongée jusqu’au 3 janvier 2027.
Au delà de ces deux accrochages, C’est pas du luxe essaime une dizaine d’exhibitions dont Bienvenue à Fantômia. Dans le jardin de la Médiathèque Ceccano, Lisa Lugrin associe son art de la bande dessinée aux interventions des résidents des haltes de nuit. L’alliage génère un jeu de l’oie géant, au fil duquel la rue devient un territoire semé d’embûches.
Lisa Lugrin livre les règles de cette création ludique et artisanale où les joueurs se confondent avec les pions.
Bienvenue à Fantômia : les parties sont ouvertes du vendredi 25 au dimanche 27 septembre de 14H30 à 17H.
Rassemblés lors de Street Fighters, la méga-fête du samedi soir, confiée cette année à la chorégraphe hip-hop Marina Gomes, les spectateurs se partageront entre la trentaine de spectacles qui occupent la section majoritaire du festival.
Parmi les propositions, Du silence à nos voix s’inspire des textes écrits et publiés dans le cadre du projet Écrire les marges.
Plus de précisions en compagnie de Lorraine Nicolas de Emmaüs France.
Du silence à nos voix : dimanche 27 septembre, 15H, Théâtre des Halles.
Outre le théâtre, les arts du cirque entrent dans la programmation via Opus # 2, les lignes de nos mains (Maison Jean Vilar). Deux programmes de films projetés sur l’écran des cinémas Utopia, des rencontres-débats, des ateliers et l’édition du Billet, journal quotidien du festival participent à cette cette huitième édition parrainée par Benjamin Lavernhe.
Après avoir personnifié l’Abbé Pierre devant la caméra de Frédéric Tellier (2023), avant d’endosser la défroque du sinistre Thénardier, dans la nouvelle version des Misérables, version Fred Cavayé (sortie le 14 octobre), le sociétaire de la Comédie Française apporte sa caution à une manifestation vouée à reconstruire, remettre debout et se rassembler.
Le Festival C’est pas du luxe s’ouvrira le vendredi 25 septembre à 12H30, jardin de la bibliothèque Ceccano, sous les accords de Los Companeros. Il se bouclera deux jours plus tard par Passe à la maison, goûter géant et partagé à partir de 17H au sein du Cloître Saint-Louis.
C'est pas du Luxe # 8 : du 25 au 27 septembre Avignon.
Renseignements, réservations : https://cestpasduluxe.fr/
Photographies : C'est pas du luxe, Michel Flandrin.