Nourrir les imaginaires

Actualité du 16/09/2026

 

Pourpre, rose, jaune, violet.., le programme 26-27 de La Garance se feuillette en arc-en-ciel. Moins volumineux mais d’une densité préservée, le document se place au diapason avec les préceptes du moment : mesure et diversité.

Frugal sans austérité, le spectre multicolore de la brochure annonce un dernier trimestre aux allures de feu d’artifice.

Qu’on en juge : à la huitième édition du festival C’est pas du luxe (25-27 septembre), succédera, en octobre, In The Brain, création pour dance floor signée Hofesh Schechter. Novembre s’ouvrira sur la première mondiale de Lullaby Shot, (photo) nouvelle chorégraphie de Leïla Ka, une enfant de La Garance.

Elle sera suivie par la démesure iconoclaste du Makbeth (photo) manigancé par Louis Arene et Le Munstrum Théâtre, références de l’art du masque et la marionnette.

 

Entre ces évènements, se glissent des propositions en lien avec les missions de la Scène Nationale de Cavaillon. Youth ! ou Peter Pan version Skate-park (novembre) installe dans l’espace public un spectacle pour public jeune. L’enfance est également sollicitée, en novembre, à l’occasion de Tec Tec, ou le premier concert de votre vie, précédé une p’tite boum à paillette (à partir de 5 ans).

Dans La Fracture (photo), Yasmine Yahiatène revient sur une adolescence scindée par quotidien made in France et ses racines en Kabylie (novembre). La famille est à nouveau au centre de Mi Madre y el dinero (photo). Aux côtés de sa mère, le dramaturge mexicain Anacarsis Ramos déroule une conversation marquée par les dérives d’une société livrée au seul pouvoir de l’argent (décembre).

 

Après La Tête loin des épaules, seule en scène présenté au printemps dernier, Kristina Chaumont revient toujours au Théâtre des Halles. Co-réalisation entre la Garance et la scène d’Avignon, Ma pensée creuse  photo) prolonge l’attention de l’autrice-comédienne pour les méandres du cerveau, de la psyché et les mécaniques de la réflexion (octobre).

La démarche documentaire anime également 1664 (photo). Historienne de l’art de formation, Hortense Belhôte anime une conférence-dansée autour du sens de la fête, magnifié par les ors du Château de Versailles (décembre, en tournée Nomade(s). Toujours hors les murs, dès les premières soirées de janvier, la Compagnie Cassandre promènera son Art d’avoir toujours raison (photo), exposé savant, savoureux et percutant sur le bon usage des éléments de langage.

La chronique sur L'Art d'avoir toujours raison c'est par ici : https://www.michel-flandrin.fr/festivals/festival-d-avignon-2025/festival-d-avignon-2025-off/peigner-la-girafe.htm

 

Auparavant, l’arrivée des fêtes de Noël se célébrera dans les Fusées (photo) lancées par Jeanne Candel. Découvert lors du Festival d’Avignon 2025, cette odyssée de l’espace pour deux spationautes, un ordinateur versatile, un siège à roulettes et un pianiste préparée porte haut l’artisanat du théâtre dans une délicieuse loufoquerie.

Directrice de la Garance, Chloé Tournier, commente une saison placé sous l’égide du sensible qui enrichit la pensée par l’extension des points de vue.

 Les premiers dates de La Garance :  

Fête d’ouverture de saison : vendredi 18 septembre à partir de 18H.

Festival C’est pas du luxe : 25-27 septembre Avignon.

Ma pensée creuse : 15 octobre 20H Théâtre des Halles Avignon.

Tec Tec : vendredi 13 novembre 19H.

Makbeth : jeudi 19, vendredi 20 novembre 20H, Opéra Grand-Avignon.

Réservations :  https://www.lagarance.com/

Photographies :  Duy Laurent Tran, Fernanda Tafner,  Raphaël Arnaud, Fabrice Rodin, Pauline Vanden Nestel, Jean-Louis Fernandez, Gabriel Morales, Cie Cassandre, Christophe Raynaud de Lage.

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